La pose de carrelage extérieur est une tâche qui, bien réalisée, embellit le jardin ou la terrasse tout en ajoutant une touche de sophistication à l’environnement extérieur. Cependant, il est courant d’oublier l’étape cruciale qui suit la pose elle-même : le jointoiement. Cela peut sembler sans importance, mais des joints bien faits sont essentiels pour garantir la durabilité et l’esthétique de l’ensemble. Ce guide se penche sur les étapes, les outils nécessaires et des conseils pratiques pour réussir soi-même ses joints de carrelage extérieur.

Pourquoi réaliser soi-même ses joints de carrelage extérieur
Réaliser soi-même les joints de son carrelage extérieur présente plusieurs avantages. Tout d’abord, cela permet de maîtriser le coût de l’aménagement. En effet, faire appel à un professionnel peut s’avérer onéreux, surtout pour des travaux qui peuvent être effectués avec un peu de patience et de savoir-faire. En 2025, la tendance à faire soi-même a pris de l’ampleur, incitant de nombreux propriétaires à s’impliquer dans l’entretien de leurs espaces extérieurs.
Ensuite, cette activité offre une satisfaction personnelle à ceux qui s’y adonnent. Chaque coup de truelle et chaque lissage de joint deviendront une fierté à chaque fois que vous poserez les yeux sur votre terrasse. Par ailleurs, cette démarche favorise l’apprentissage de nouvelles compétences et connaissances en matière de bricolage, donnant confiance en soi pour d’autres projets futurs.
Enfin, en réalisant soi-même ses joints, il est possible de personnaliser le choix des matériaux et des teintes. Plutôt que de se limiter aux options standard proposées par les professionnels, il est envisageable de se lancer dans des créations plus audacieuses, en optant pour des mortiers colorés, par exemple, qui rehausseront le design de votre espace extérieur.
- Économie sur les frais d’installation
- Satisfaction personnelle et apprentissage
- Personnalisation des matériaux et des couleurs
Les outils nécessaires pour le jointoiement
La première étape pour réussir la jointoiement de carrelage extérieur est de s’assurer d’avoir les bons outils à disposition. Voici une liste des éléments incontournables :
- Mortier de jointoiement : disponible en pâte prête à l’emploi ou en poudre à mélanger avec de l’eau.
- Truelle : pour appliquer le mortier sur les joints.
- Raclette en caoutchouc : aussi appelée « taloche à joint », elle est essentielle pour lisser les joints.
- Malaxeur électrique : facilite la préparation d’un mortier homogène.
- Éponge : utile pour nettoyer les excès de mortier.
- Seau d’eau et chiffon sec : pour le nettoyage après application.
Avoir ce matériel à portée de main simplifiera grandement le processus et assurera une finition soignée.
Étapes pour réaliser des joints de carrelage extérieur
Le jointoiement est une opération relativement simple, à condition de suivre une méthode organisée. Voici les étapes recommandées pour un résultat optimal :
Vérification de l’état du carrelage
Avant d’entamer le jointoiement, il est indispensable de s’assurer de la bonne tenue du carrelage. Attendre au moins 24 heures après la pose des carreaux est essentiel. Cela permet de garantir que le mortier de pose est complètement sec.
Au préalable, il est recommandé de :
- Enlever le surplus de colle entre les carreaux.
- Vérifier que les interstices sont bien créés.
- Aspirer les particules et la poussière accumulées.
Préparation du mortier de jointoiement
Le mortier peut être choisi parmi plusieurs options. Il existe en version poudre ou pâte. Pour la version en poudre, il faut bien suivre les dosages recommandés sur l’emballage. En général, pour 1 kg de poudre, il faut environ 270 mL d’eau. Mélanger lentement pour éviter la formation de bulles d’air. La consistance idéale est souple, ni trop liquide, ni trop épaisse, afin de garantir une application facile.
| Type de mortier | Consistance idéale | Utilisation recommandée |
|---|---|---|
| Poudre à mélanger | Souple | Carrelage extérieur |
| Pâte prête à l’emploi | Onctueuse | Carrelage intérieur |
Application du mortier sur les joints
Pour appliquer le mortier, utiliser la truelle pour en déposer une portion sur la raclette. L’application se fait en biais, en veillant à bien remplir les interstices. C’est une tâche délicate car elle nécessite de s’assurer que le joint remplit bien tout l’espace et est bien aplani.
Une bonne méthode consiste à :
- Couvrir 1 m² à la fois.
- Établir un mouvement diagonal pour éviter de retirer le mortier excessif.
- S’assurer que le mortier entre bien dans les profondeurs des joints.
Lissage des joints
Lorsque le mortier commence à sécher, il est crucial de lisser la surface pour obtenir un rendu esthétique. Environ 20 minutes après l’application, frotter avec un chiffon sec pour enlever l’excédent, suivi d’un passage à l’éponge humide pour un lissage parfait.
Ce soin est important, non seulement pour l’esthétique, mais aussi pour éliminer la laitance, ce film résiduel qui peut se former sur le carrelage.
Nettoyage après séchage
Après 24 à 48 heures de séchage, il est conseillé de nettoyer le carrelage avec une serpillère humide. Si des traces de laitance persistent, un décapant voile ciment pourra être appliqué pour y remédier, rendant le carrelage aussi beau qu’à son installation initiale.
Conseils pour un entretien durable des joints de carrelage
Les joints de carrelage, même bien réalisés, peuvent se ternir avec le temps, notamment ceux en extérieur. Les intempéries, la pollution et l’humidité sont des facteurs qui contribuent à ce dégradé. Un entretien régulier est donc essentiel pour préserver leur éclat. Voici quelques astuces :
- Pour les blanchir, utiliser un mélange de bicarbonate de soude et de vinaigre blanc. Vaporiser ce mélange, laisser agir 24 heures, puis nettoyer avec une brosse à dents.
- Pour dégraisser, une simple solution de liquide vaisselle et de vinaigre est efficace.
- Pour éliminer les taches, frotter les joints avec une éponge imbibée de pierre d’argile.
Ces méthodes permettent de prolonger la vie des joints et d’assurer un espace extérieur accueillant et visuellement plaisant.
Retrait des joints : quand et comment ?
Malgré tous les efforts d’entretien, il peut être nécessaire de retirer les anciens joints. Cela peut être dû à des fissures, dégradations ou simplement pour un changement esthétique. Lorsque cela devient nécessaire, la méthode de retrait peut se faire soit manuellement, par exemple, avec un burin plat, soit de manière mécanique, à l’aide d’une meuleuse d’angle. Cette tâche demande délicatesse pour ne pas endommager les carreaux.
Le retrait des joints nécessite une préparation rigoureuse, notamment la protection des surfaces adjacentes. En effet, il est facile de causer des éraflures sur du carrelage, alors il est important de prendre son temps et d’agir avec précaution.
Pour l’opération, il est pertinent de :
- Vérifier que les carreaux sont bien en place avant d’entamer le dégarnissage.
- Utiliser un burin avec un mouvement contrôlé pour retirer le joint sans altérer les carreaux.
- Évaluer l’état des carreaux après retrait, pour assurer leur intégrité avant de remettre un nouveau joint.


